Mon premier janvier 2018 !

C’est le 1er janvier 2018. La nouvelle année commence pour moi dans la cour d’honneur de la Brigade du Quartier général.  
Aujourd’hui mon jeune frère reçois ses insignes pour le grade de lieutenant-colonel. 
Moment particulier. Moment privilégié pour moi  issu d’une famille d’officiers depuis mon grand-père, Bouba Kaele, qui déjà commandait cette unité chargée de protéger la capitale depuis ses origines, aux premières années de l’indépendance, jusqu’à son départ à la retraite en 1980.






Ce matin, comme à l’habitude, pour ce genre de cérémonie importante dans la vie de tout militaire, la cour est parée de ses plus beaux atours. 
Toutes les composantes des forces de défense sont représentées: la musique des armée. Dans sa tenue rouge et vert rythme le déroulement par des airs martiaux; le drapeau des armées et encadré par sa garde composée de 5 éléments en treillis de camouflage; une section de la gendarmerie nationale repérable à ses bérets, foulards et brassards rouges; deux sections de l’armée de terre, la mère des armées, treillis de camouflage, bérets et brassards verts. C’est pas la loi du domicile, mais ça s’y apparente un peu; une section de l’armée de l’air, treillis de camouflage, bérets et brassards bleus; une section de la marine nationale, treillis de camouflage, bérets noirs et brassards blancs et enfin une section du Corps national des sapeurs pompiers dans sa tenue bleue avec parements et foulards rouges, forment le piquet qui rend les honneurs sous les ordres d’un colonel, commandant des troupes.

Bien de choses ont changé dans cette cour qu’il m’arrivait, très souvent, enfant, de traverser pour me rendre à l’école publique du Camp Genin, où j’effectuais mon cycle primaire. Elle a été réaménagée, embellie et a gagné en solennité. Le gris de l’asphalte a pris la place de l’ocre de la latérite. Les bâtiments, de couleur jaune aux toits verts, sont entretenus avec méticulosité. Les haies et pelouses sont taillées avec un soin précieux. Tout est propre et rangé. Comment aurait-il pu en être autrement dans un camp militaire ou ordre et discipline sont les mots maitre.

Soudain retentit la voix du commandant des troupes du jour: portez armes! présentez armes! 

Le secrétaire d’Etat la Défense arrive. Au son de la fanfare, il se dirige vers le drapeau des armées. « Ô Cameroun berceau de nos ancêtres » résonne. Toute la foule debout, silencieuse, se soumet au rituel des honneurs au drapeau symbole de la patrie qui précède la revue des troupes rituelle. 





Puis la cérémonie s’ouvre par la mise en place des officiers promus et de leurs parrains. Tout est martial, solennel, précis. Réglé comme du papier à musique.

Puis le drapeau, la section batterie de la musique des armées, les tambours, sous les ordres du commandant des troupes, se déplacent pour faire face aux promus.

Lecture rapide et abrégée des décrets portant promotion des officiers.  Et les parrains reçoivent l’ordre de remettre les  insignes de grades. Ensuite la batterie et le drapeau rejoignent leurs emplacements initiaux. 

En une dizaine de minutes, chrono en main, tout est joué. Les parrains quittent la scène et les nouveaux promus officiers prennent le relais pour la remise des insignes aux nouvellement promus sous-officiers supérieurs. Et ainsi va se poursuivre la cérémonie jusqu’à la remise complète des insignes à tous les promus.

Les applaudissements de la nombreuse foule et les youyous ponctuent chaque cycle de remise d’insignes. Au final en 90 minutes, le match était joué.

La suite : bouquets de fleurs, accolades, séances photo interminables et les réjouissances populaires dans les quartiers et arrosage des galons. 
Garde à vous!

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